Commandant PRUDHOMME


Le commandant PRUDHOMME.

Il prend le commandement du 28eme BCA le 11 novembre 1916 : « C’était un ancien officier du 28e qui prenait le commandement du bataillon. Capitaine commandant la 4e compagnie, le commandant PRUDHOMME avait été frappé très grièvement d’une balle au ventre alors qu’il entraînait ses hommes à l’assaut de la redoute allemande de la Cude le 1er novembre 1914.  ».

Dans l'ouvrage "
La belle épopée de L'Alsacienne (1914-1919)" de Robert PIMIENTA (éditions J Peyronnet et Cie - Editeurs - Paris 7 rue de Valois, 1932), le général BRISSAUD-DESMAILLET dit de lui :
"Prudhomme, successeur de Coquet, au commandement du 28e, est l'un des plus valeureux au feu que j'aie jamais connu. Parti comme lieutenant déjà ancien avec son bataillon, il y a combattu constamment, faisant l'admiration de tous par sa bravoure, revenant au combat dès que ses blessures lui permettaient de marcher, donnant l'exemple le plus pur du sacrifice. Ses frères, tous deux médecins militaires, dont l'un fut tué non loin de lui, à la bataille de la Malmaison, furent dignes de lui. J'ai rarement vu un officier d'une plus haute tenue morale, aussi impeccable dans le service, aussi doux, aussi bon, aussi brave. Il sut maintenir le 28e dans ses plus belles traditions, et fut un admirable conducteur d'hommes. Blessé très grièvement à plusieurs reprises, il commande aujourd'hui en second le Prytanée militaire de la Flèche, où il dirige, à côté de ses classes de Brutions, une charmante petite classe de dix enfants que lui a légués une douce et vertueuse compagne qui s'est éteinte trop tôt."

Dans l'historique du bataillon, suite à sa grave blessure du 2 septembre 1918 à Vauxaillon, le commandant PRUDHOMME est décrit comme suit : "Depuis longtemps officier au bataillon, le commandant PRUDHOMME en connaissait toutes les traditions. La lourde succession qu'il avait prise en remplaçant le commandant COQUET, il l'avait gardée intacte. Toujours splendide, discipliné, ardent à combattre, le 28e était resté, avec le commandant PRUDHOMME, la grande famille ou tous les coeurs battaient à l'unisson. La physionomie ouverte, marquée d'énergie et de volonté, le commandant PRUDHOMME était sévère et bon tout à la fois ; sa justice et son inlexible droiture l'avaient fait aimer avec cette nuance de respect qu'imposait l'austérité de son caractère. Mais chacun savait quel coeur admirable se cachait sous ces dehors un peu sévères et l'admiration pour ce jeune chef s'était peu à peu muée en une affection sans borne. Très dur pour lui-même, payant le premier de sa personne,toujours sur la brêche, infatiguable, le commandant PRUDHOMME se rendait compte de tout personnellement. Par n'importe quel temps, de jour comme de nuit, sous les obus comme par temps calme, on le voyait, inlassable, en première ligne, étudiant le terrain, interrogeant les hommes sur les moindres détails, encourageant ses officiers par ses paroles ou par sa foi. Aussi, quand il était parti, emmené sur une civière, le corps broyé par un obus, mais les yeux toujours brillants de leur belle flamme, la consternation avait-elle été immense au bataillon. Quelques jours après, le 28e apprenait avec joie que les jours du commandant n'étaient plus en danger, et que la rosette d'officier de la Légion d'honneur avait été accordée au jeune chef si regretté, en récompense de ses services, de ses blessures, et en témoignage de ce qu'il avait su obtenir de son bataillon par l'ascendant qu'il avait pris sur lui."


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